Vous avez créé un univers, il vit dans votre tête, mais vous n’arrivez pas à l’expliquer comme vous le souhaiteriez. Ou alors, ce sont vos descriptions qui vous paraissent plates, sans relief. En vous relisant, vous constatez que vous vous répétez énormément, mais vous ne savez pas comment éviter ça… bref, vous pensez manquer de vocabulaire ? Pas de panique : comme beaucoup de choses, notre vocabulaire n’est pas figé, bien au contraire ! Voici quelques idées pour l’améliorer continuellement.

Le « classique, mais efficace » : lire beaucoup

Ça peut paraitre une évidence, et pourtant, je vais le répéter encore et encore : lisez ! De tout, et beaucoup. Qu’est-ce que cela va vous apporter ? Vous vous habituez à la richesse lexicale, intégrez plus facilement des synonymes que vous connaissez mais auxquels vous ne pensiez pas spontanément avant. Pensez aussi à lire des livres de genres différents : entre un roman historique, un bon polar ou un livre de science-fiction complètement barré, on n’utilise pas exactement le même vocabulaire. Changer de style vous permettra à la fois d’améliorer votre vocabulaire, et de saisir plus finement ce qui convient à tel ou tel texte.

De temps à autre, vous vous rendez compte que vous ne connaissez pas vraiment le sens d’un mot : prenez le temps de lire sa définition ! Evidemment, on arrive généralement à comprendre le sens d’une phrase avec le contexte, même s’il nous manque un mot. Mais puisque vous vous destinez à écrire, il est important que vous connaissiez les nuances exactes de chaque mot, pour les utiliser au mieux. La langue française est riche, prenez ça comme un cadeau pour vos futurs écrits !

Dans « Ecriture, mémoires d’un métier », Stephen King conseille de lire entre quatre et six heures par jour, rien que ça. Si comme moi, vous pensiez être un grand lecteur, vous voyez à présent qu’on l’on peut toujours lire plus ! (Que ceux qui arrivent à lire six heures par jour lève la main !).

Le « pieds sous la table » : l’application dédiée

Vous ne savez pas par où commencer ? Téléchargez une application, il en existe des tas. Par exemple, l’application « Le mot du jour » vous donne chaque jour un nouveau mot et sa définition. De quoi améliorer doucement, mais sûrement, son vocabulaire, en y intégrant de nouveaux mots régulièrement !

Non cet article n’est pas sponsorisé, c’est simplement l’application installée sur mon téléphone. Le mot du jour : « songe-creux ». Je vous laisse aller en découvrir la signification !

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Le « bosseur » : les exercices

Rome ne s’est pas construite en un jour … et vous ne deviendrez pas un dictionnaire vivant du jour au lendemain. Par contre, en prenant l’habitude de travailler son vocabulaire, on retient petit à petit et tout devient plus naturel.

Evidemment, mon premier conseil est d’avoir toujours un dictionnaire sous la main. Personnellement, j’ai l’application Larousse dont je me sers dès que j’ai un doute sur l’orthographe ou le sens d’un mot. Quand un mot m’interpelle, je me demande quelle définition je lui donnerais, et je vérifie ensuite. C’est une bonne manière de s’assurer que l’on maîtrise les subtilités du vocabulaire !

Les dictionnaires de synonymes ou les champs lexicaux sont aussi une bonne manière de faire progresser son vocabulaire. Attention cependant à ne pas remplacer tous les mots d’une phrase par des synonymes pour faire joli, vous risqueriez d’en perdre le sens global. Mais en couplant cette habitude avec une vérification systématique du sens des mots, vous progresserez vite.

Une autre possibilité, lorsque vous travaillez sur un aspect particulier de votre texte, est de vous imprégner d’abord du champ lexical de ce que vous voulez décrire, avant de vous lancer dans l’écriture. Par exemple, votre action se situe dans la forêt : prenez le temps de lire les mots qui s’y rapporte. Clairière, sapin, lisière, bois, chasse, sauvage, sentier, résineux, rivière, sylvestre, bouleau, humide, champignon, écureuil… une fois que vous êtes dedans : lancez-vous ! Vous trouverez facilement sur internet des sites vous proposant des champs lexicaux à partir de mots-clés.

Le « show, don’t tell » : les jeux !

Vous avez surement déjà joué à « Taboo » ou « Time’s up » ? Sans vous en rendre compte, vous avez travaillé votre vocabulaire ! Si vous avez vécu dans une grotte ces dernières années : il s’agit, en gros, de faire deviner des mots, mais sans les prononcer, eux ou les mots de la même famille, bien sûr. Ce n’est pas si évident ! C’est une activité facile à mettre en place en famille ou entre amis, pour apprendre en s’amusant.

Plus classique : vous pouvez toujours vous plonger dans des grilles de mots croisés ou de mots fléchés. Avec des carnets de jeux par niveau, vous progressez à votre rythme. Vous pensez qu’ils sont réservés à vos grands-parents ? Essayez donc, vous verrez que vous aurez du mal à en sortir !

Quelle que soit la solution que vous choisissiez, gardez en tête que c’est un travail de longue haleine, qui ne se termine jamais ! Vous n’en verrez peut-être pas immédiatement les bénéfices, mais ça vaut le coup de s’accrocher.

Et n’oubliez pas : lisez, lisez, lisez !

Crédit photo : Siora Photography sur Unsplash

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